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CABETE Façades — Ravalement de copropriété

Ravalement en copropriété : qui décide, qui paie et comment ça se déroule ?

Fissures, enduit décollé, traces noires, infiltrations ou simple vieillissement esthétique : lorsqu’une façade de copropriété doit être rénovée, une question revient immédiatement. Qui peut décider des travaux et comment leur coût sera-t-il réparti entre les copropriétaires ?

Un ravalement en copropriété ne se décide pas comme celui d’une maison individuelle. Le syndic, le conseil syndical et les copropriétaires interviennent à différentes étapes, depuis le diagnostic de la façade jusqu’à la réception du chantier.

Le projet doit également préciser la nature des travaux : simple nettoyage, réparation des supports, reprise des fissures, réfection complète de l’enduit ou mise en œuvre d’une isolation thermique par l’extérieur. Cette distinction peut modifier le budget, les démarches et la majorité nécessaire lors du vote.

Ravalement de la façade d’un immeuble en copropriété avec échafaudage
Un ravalement de copropriété doit être préparé techniquement et financièrement avant son vote en assemblée générale.

Qui peut lancer un projet de ravalement ?

Le besoin de ravaler une façade peut être signalé par un copropriétaire, le conseil syndical, le syndic ou un professionnel ayant constaté une dégradation. Une injonction de la commune peut également imposer l’étude ou la réalisation de travaux.

En pratique, le syndic organise la préparation administrative du dossier. Il peut solliciter des entreprises, demander des devis et inscrire les résolutions nécessaires à l’ordre du jour de l’assemblée générale.

Le conseil syndical accompagne généralement cette préparation. Il examine les propositions, aide à comparer les prestations et vérifie que les besoins réels de l’immeuble ont bien été pris en compte.

Avant toute consultation, il est préférable de faire examiner la façade afin d’identifier :

  • les fissures actives ou anciennes ;
  • les zones d’enduit décollé ou soufflé ;
  • les infiltrations autour des fenêtres et des balcons ;
  • les traces d’humidité, mousses, algues et salissures ;
  • l’état des joints, appuis, bandeaux et soubassements ;
  • la compatibilité des anciennes peintures avec le futur revêtement ;
  • l’éventuel intérêt d’une isolation thermique par l’extérieur.
Point essentiel : un devis limité à une surface et à une couleur ne suffit pas. Les copropriétaires doivent pouvoir comparer des solutions décrivant précisément la préparation des supports, les réparations, les protections, les finitions et les prestations annexes.

Qui décide des travaux en copropriété ?

Pour un ravalement important concernant les parties communes, la décision appartient à l’assemblée générale des copropriétaires. Le syndic ne peut donc pas engager seul un chantier complet simplement parce que la façade paraît vieillissante.

Le projet doit être inscrit à l’ordre du jour. Les documents permettant aux copropriétaires de se prononcer doivent accompagner la convocation : devis, descriptif des travaux, proposition de maîtrise d’œuvre le cas échéant, calendrier prévisionnel et modalités de financement.

L’assemblée générale peut notamment voter :

  • la nature et l’étendue des travaux ;
  • le choix de l’entreprise ;
  • le montant du marché ;
  • les honoraires éventuels du syndic et du maître d’œuvre ;
  • le calendrier des appels de fonds ;
  • l’utilisation éventuelle du fonds de travaux ;
  • les conditions de suivi et de réception du chantier.

Les copropriétaires doivent pouvoir distinguer les prestations indispensables des options. Par exemple, un nettoyage avec remise en peinture ne répond pas au même besoin qu’une reprise complète des enduits ou qu’une rénovation intégrant une ITE.

Le règlement de copropriété peut prévoir un montant au-delà duquel une mise en concurrence est obligatoire. Même en dessous de ce seuil, comparer plusieurs propositions détaillées reste fortement recommandé.
Réunion de copropriétaires étudiant des devis de ravalement de façade
Le vote doit porter sur un projet suffisamment détaillé pour permettre une comparaison technique et financière sérieuse.

Quelle majorité faut-il obtenir ?

La majorité applicable dépend de la nature exacte du projet soumis au vote.

Le ravalement nécessaire à la conservation de l’immeuble

Les travaux d’entretien ou de conservation des parties communes sont généralement votés à la majorité simple de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965. Cette majorité correspond aux voix exprimées par les copropriétaires présents, représentés ou ayant voté par correspondance.

Un ravalement rendu obligatoire par une réglementation ou une injonction administrative peut également relever de cette majorité, sous réserve de la qualification précise des travaux.

Les travaux d’amélioration ou de performance énergétique

Lorsque le projet comporte une amélioration distincte du simple entretien, notamment certains travaux d’économie d’énergie ou une isolation thermique par l’extérieur, le vote peut relever de la majorité absolue de l’article 25.

Il est donc préférable que les résolutions distinguent clairement le ravalement nécessaire, les options esthétiques et les travaux d’amélioration énergétique. Cette présentation évite qu’un projet global soit mal compris ou juridiquement mal qualifié.

Attention : la majorité doit être déterminée à partir du contenu exact de chaque résolution. En cas de doute, le syndic ou un professionnel du droit de la copropriété doit valider la rédaction avant l’envoi de la convocation.

Qui paie le ravalement de la copropriété ?

Le ravalement d’une façade commune fait normalement partie des charges générales de conservation et d’entretien de l’immeuble. Chaque copropriétaire participe donc à la dépense selon la quote-part prévue par le règlement de copropriété, souvent exprimée en tantièmes.

La répartition ne dépend pas nécessairement de la surface de façade située devant chaque appartement. Un copropriétaire du rez-de-chaussée peut ainsi participer au ravalement de l’ensemble de l’immeuble, tout comme un copropriétaire du dernier étage participe à l’entretien d’autres parties communes.

Certaines copropriétés comprennent toutefois plusieurs bâtiments ou des parties communes spéciales. Le règlement peut alors prévoir une répartition propre au bâtiment concerné. C’est pourquoi le tableau des charges doit être vérifié avant de communiquer une estimation individuelle aux copropriétaires.

Les appels de fonds

Les travaux importants sont généralement financés par des appels de fonds spécifiques, distincts des charges courantes. L’assemblée générale fixe leur montant et leurs dates d’exigibilité. Le syndic adresse ensuite à chaque copropriétaire les appels correspondant à sa quote-part.

Selon la situation financière de la copropriété, plusieurs échéances peuvent être prévues afin de répartir l’effort dans le temps. Le fonds de travaux peut également participer au financement lorsque son utilisation est possible et votée par l’assemblée générale.

Propriétaire occupant ou bailleur

Le syndic réclame la somme au propriétaire du lot, qu’il occupe le logement ou qu’il le loue. Un ravalement important n’est généralement pas une charge récupérable auprès du locataire au même titre que les dépenses courantes d’entretien.

Vente d’un appartement pendant le projet

Lors d’une vente, les appels de fonds sont dus au syndic par la personne qui est copropriétaire à leur date d’exigibilité. Le vendeur et l’acquéreur peuvent néanmoins prévoir entre eux une répartition différente dans l’acte de vente. Cet accord privé ne modifie pas la personne légalement redevable vis-à-vis du syndic.

Avant le vote, le syndic peut joindre au dossier une simulation indiquant le coût estimatif pour plusieurs quotes-parts types. Chaque copropriétaire visualise ainsi plus facilement l’impact réel du projet.

Comment se déroule un ravalement en copropriété ?

Étape 1 : le diagnostic de la façade

La première étape consiste à examiner les supports et à identifier l’origine des désordres. Une fissure, une peinture qui s’écaille et une tache d’humidité ne se traitent pas de la même manière.

Ce diagnostic permet de construire un descriptif cohérent et d’éviter que des prestations indispensables apparaissent seulement après le démarrage du chantier.

Étape 2 : la consultation des entreprises

Les entreprises sont consultées sur une base technique comparable. Les devis doivent préciser les surfaces, les moyens d’accès, les protections, les réparations, les systèmes de finition, les éventuels travaux annexes et les conditions de nettoyage du chantier.

Étape 3 : le vote en assemblée générale

Les copropriétaires votent les résolutions inscrites à l’ordre du jour : travaux, entreprise, budget, calendrier des paiements, éventuelle maîtrise d’œuvre et délégations nécessaires au suivi.

Étape 4 : les autorisations et la préparation

Selon le projet, une autorisation d’urbanisme peut être nécessaire, notamment lorsque l’aspect extérieur, les teintes ou les matériaux sont modifiés. L’installation d’un échafaudage sur le domaine public peut également nécessiter une autorisation d’occupation temporaire.

Les occupants doivent être informés du calendrier, des contraintes d’accès, de la protection des fenêtres et de la nécessité éventuelle de libérer les balcons ou terrasses.

Étape 5 : la réalisation des travaux

Le chantier débute par la mise en sécurité, les protections et l’installation des échafaudages. Viennent ensuite le nettoyage, le décapage si nécessaire, les reprises de maçonnerie, le traitement des fissures puis l’application du système de finition prévu.

Un suivi régulier permet de contrôler les supports découverts, de valider les travaux supplémentaires réellement nécessaires et de limiter les décisions improvisées.

Étape 6 : la réception

À la fin des travaux, une réception contradictoire permet d’identifier les éventuelles réserves. Celles-ci doivent être formulées précisément puis levées avant la clôture définitive du chantier.

Artisans réalisant le ravalement d’un immeuble en copropriété depuis un échafaudage
La préparation des supports et le suivi du chantier conditionnent directement la durabilité du ravalement.
Conseil pratique : prévoir une marge pour les réparations imprévisibles découvertes après nettoyage ou ouverture des zones dégradées permet de mieux maîtriser le budget global.

Faut-il profiter du ravalement pour étudier une ITE ?

Un ravalement mobilise déjà des moyens importants : échafaudages, protections, préparation des supports et organisation collective. Il peut donc être pertinent d’étudier simultanément une isolation thermique par l’extérieur, même si les copropriétaires décident finalement de ne pas la retenir.

L’étude doit comparer les deux scénarios sur des bases complètes :

  • coût du ravalement seul ;
  • coût du ravalement avec ITE ;
  • traitement des tableaux de fenêtres, balcons et points singuliers ;
  • impact sur l’apparence du bâtiment ;
  • amélioration du confort thermique ;
  • aides et solutions de financement éventuellement accessibles ;
  • économies d’énergie envisageables à l’échelle de l’immeuble.

Une ITE ne doit pas être ajoutée au dernier moment à un devis de ravalement. Elle nécessite une étude spécifique de l’enveloppe du bâtiment, des points de fixation, de la ventilation et des différentes jonctions architecturales.

Présenter séparément le scénario de ravalement et celui intégrant une ITE aide les copropriétaires à comprendre le surcoût réel de l’isolation et les bénéfices attendus.

FAQ — Ravalement en copropriété

Le syndic peut-il décider seul d’un ravalement ?

Non, pas pour un ravalement important planifié. Les travaux concernant les parties communes doivent être votés en assemblée générale. Le syndic peut toutefois faire réaliser certaines opérations courantes ou engager des mesures urgentes nécessaires à la sauvegarde de l’immeuble, dans le cadre prévu par la réglementation.

Un copropriétaire ayant voté contre doit-il payer les travaux ?

Oui. Lorsque la décision a été régulièrement adoptée, elle s’impose à tous les copropriétaires, y compris ceux qui ont voté contre, se sont abstenus ou étaient absents. Chacun contribue selon la répartition applicable à son lot.

Le ravalement est-il réparti selon les tantièmes ?

Dans la plupart des cas, oui. Le ravalement des façades communes relève généralement des charges générales réparties selon les quotes-parts prévues au règlement de copropriété. Une répartition particulière peut néanmoins exister pour certains bâtiments ou certaines parties communes spéciales.

Peut-on échelonner les appels de fonds ?

Oui. L’assemblée générale peut voter plusieurs échéances. Le calendrier doit cependant rester compatible avec les acomptes et les situations de travaux réclamés par l’entreprise pendant le chantier.

Le locataire doit-il payer le ravalement ?

Le syndic adresse les appels de fonds au propriétaire. Le coût d’un ravalement important reste généralement à la charge du bailleur et ne constitue pas une charge courante récupérable auprès du locataire.

Combien de temps faut-il prévoir avant le début du chantier ?

Plusieurs mois peuvent être nécessaires pour réaliser le diagnostic, obtenir des devis comparables, inscrire les résolutions à l’ordre du jour, organiser le vote et accomplir les formalités administratives. Une préparation anticipée limite les retards et les décisions prises dans l’urgence.

Une isolation extérieure est-elle obligatoire avec le ravalement ?

Pas systématiquement. La réponse dépend de la nature et de l’ampleur des travaux, des caractéristiques du bâtiment et des éventuelles exceptions réglementaires. Une analyse technique et réglementaire doit être réalisée pour chaque copropriété.

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CABETE Façades peut examiner l’état de l’immeuble, préciser les travaux nécessaires et établir une proposition suffisamment détaillée pour être présentée au syndic, au conseil syndical et aux copropriétaires.

Nos équipes vous accompagnent dans vos projets de ravalement, de rénovation de façade et d’isolation thermique par l’extérieur avec des solutions durables et adaptées à votre copropriété.

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